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On sait que si a est un entier relatif non
nul, alors pour tout b dans Z il existe
Q et R uniques entiers vérifiant :
C'est le principe de la division euclidienne. Q
est le quotient et R le reste de la division euclidienne de b
par a.
Définition On dit que deux
entiers relatifs n est congrus à m
modulo a ou que n est égal
à m modulo a si et
seulement si leurs restes respectifs dans la division euclidienne
par a sont égaux. Par exemple , on a -10 = 4*3
+ 2 et 8 = 2*3 + 2. -10 et 8 ont donc même
reste dans le division euclidienne par 3, ils sont égaux
modulo 3 ou congrus modulo 3. Notation: n
m [a] On peut donc écrire que -10
8 [3]. On
remarque que n
m [a] si et seulement si (n - m) est divisible
par a
Propriété 1 de la Congruence:
- Si n
m [a] alors m
n [a]. On dit que la
congruence est une relation symétrique.
- Si n
m [a] et m
k [a] alors n
k [a]. C'est une relation transitive.
- n
n [a]. C'est une relation reflexive.
Une relation possédant ces trois propriétés
est appelée "Relation d'Equivalence". On peut
alors former une partition sur l'ensemble des entiers relatifs Z
en considérant, pour tout entier R compris entre 0
et |a|-1, le sous-ensemble
formé des entiers relatifs admettant R comme reste
dans le division euclidienne par a. C'est aussi l'ensemble
des entiers relatifs qui sont congrus à R modulo a.
Par exemple, si a
= 5, on a
La relation de congruence
est compatible avec l'addition et la multiplication, c'est à
dire que : Propriété 2: Si m
n
[a]
et k
h
[a]
alors (m + k)
(
m + h) [a]
et (n.k)
(m.h)
[a] Ceci
se vérifie sans peine en utilisant le fait que n
m
[a]
si et seulement si (n -
m) est divisible par a
On en déduit
alors: Si m
n [a] alors pour tout entier k > 0, on a
mk
nk [a] Exemples
d'utilisation: Exemple 1 Si on cherche le
reste de la division euclidienne de 105 par 7, on remarque
que l'on a : 10
3 [7] donc 10²
9 [7] ou encore 10²
2 [7] Donc 103
6 [7] donc 104
18 [7] ou encore 104
4 [7] et donc 105
12 [7] C'est à dire 105
5 [7].
Exemple 2 Si
on cherche une condition nécessaire et suffisante pour qu'un
entier soit divisible par 3, il suffit de remarquer que l'écriture
d'un entier en base 10 est du type:
où les ai sont des entiers compris entre 0 et 9. Cette
écriture signifie que l'on a : n = 10kak
+ 10k-1ak-1
+ ... + 10²a2 + 10a1 +
a0 Or , 10
1 [3] donc pour tout entier i, on a : 10i
1 [3]. On
en déduit alors que : 10kak +
10k-1ak-1
+ ... + 10²a2 + 10a1 +
a0
ak + ak-1 +
... + a2 + a1 + a0
[3] On retrouve alors le résultat classique suivant: UN
NOMBRE ENTIER EST DIVISIBLE PAR 3 si et seulement si LA SOMME
DES SES CHIFRRES EN BASE 10 EST ELLE-MEME DIVISBLE PAR 3.
Exemple 3 Montrez
que pour tout n entier, n7 + 6n
est divisible par 7. Il suffit de montrer que n7
+ 6n
0 [7]. Or comme 6
-1 [7], il suffit de montrer que n7 - n
0 [7] ou encore n7
n [7], égalité qu'il suffit alors de montrer
pour n compris entre 0 et 6. Pour n = 0 et n
= 1, c'est évident. Pour n = 2, comme 23
= 8 , on a 23
1 [7] et donc, comme 27 = 23.2, on a bien
27
2 [7]. Pour n = 3, on a 3² = 9 donc 3²
2 [7]. D'où 36
23 [7] ou encore 36
1[7] et donc 37
3 [7]. Pour n = 4, on a 4² = 16 donc 4²
2 [7]. C'est la même situation que n=3. Pour n
= 5, on a 5² = 25 donc 5²
4 [7] donc 56
26 [7] d'où 56
1 [7] et donc 57
5 [7] . Pour n = 6, il suffit devoir que 6 = 2*3 , donc
67
27*37 [7] et donc 67
6 [7] On a donc bien pour tout n entier, n7
+ 6n est divisible par 7.
Exemple 4 Montrez
que si un nombre premier p > 2 est de la forme p =
a² + b², où a et b sont
deux entiers, alors p a pour reste, dans la division euclidienne
par 4, R = 1. Autrement dit, p
1 [4]. On commence par chercher les carrés modulo 4. Pour
cela, il suffit d'examiner les cas 0 , 1 , 2 et 3. Or 0²
= 0 , 1² = 1 , 2² = 4 et 3² = 9. Donc les carrés
modulo 4 sont : 0 et 1. Si un nombre entier est un carré
alors il est congru à 0 ou 1 modulo 4. Comme p
est un nombre premier > 2, il est impair donc il est est congru
à 1 ou 3 modulo 4. Or, 3 ne peut pas être écrit
comme somme de deux carrés modulo 4. ( les sommes possibles
sont 0² + 0² , 0² + 1² , 0² + 2²
, 0² + 3² , 1² + 2² , 1² + 3² , 2²
+ 3² et elles sont congrues à 0 ou 1 modulo 4). Donc,
on doit bien avoir p
1 [4].
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