INTRODUCTION : RECURRENCE et PROPRIETES DE Z
L'ensemble des entiers naturels est noté N et l'ensemble
des entiers relatifs est noté Z.
Z est muni des deux "opèrations"
usuelles, l'addition et la multiplication.
Les propriétés de ces opérations
sont rappelées par la suite.
L'arithmétique est l'étude des propriètés algébriques des
entiers relatifs, ou plus simplement des entiers naturels.
Z est aussi muni d'une relation d'ordre total <
. L'ensemble des entiers est donc totalement ordonné.
Cette relation
induit naturellement le principe du Raisonnement par Récurrence
qui est à la base des principaux résultats d'arithmétique.
RECURRENCE
Considérons une partie E
de Z admettant un plus petit élément e0.
On peut alors ordonner les éléments de E suivant une suite (en)
par ordre croissant, suite qui est finie si E ne possède qu'un nombre
fini d"éléments.
Le principe du raisonnement par récurrence
est alors:
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Si P est une propriété qui dépend d'un paramètre
e P(en) Alors la propriété P(e) est
vraie pour tout e |
C'est le principe de la Récurrence "montante".
On
peut aussi bien définir la Récurrence "descendante".
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Si E est une partie de Z possédant un plus grand
élément e0 et si les éléments
sont ordonnés suivant une suite (en) par
ordre décroissant, P(en) Alors la propriété P(e) est vraie pour tout e dans E |
C'est le principe même de l'induction définie par
la relation d'ordre totale < qui est à l'origine
des premiers
résulats non triviaux d'arithmétique et qui a été
utilisé par Fermat pour montrer
que l'équation X4
+ Y4 = Z4 n'admet aucune solution en nombres entiers X
, Y , Z non nuls.
PROPRIETE DE Z
Il ne peut y avoir d'étude des propriétés
des entiers sans une étude préalable de la structure de Z ou,
pour le moins, une description de quelques propriétés simples
de Z.
L'arithmétique est l'étude des propriétés
algébriques des entiers relatifs, mais qu'appelle-t-on algébre
dans Z?
L'algébre de Z se résume aux deux opérations
usuelles. L'addition et la multiplication. Les propriétés élémentaires
de ces opérations sont:
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On résume ces quatres propriétés
en disant que Z
muni de la loi + est un groupe.
Ou encore, que (Z
, + ) est un groupe.
Comme pour tout ( a
, b)
Z , a
+ b = b + a, on dit que la loi + est commutative.
On résume
alors l'ensemble des ces cinqs propriétés en disant que (Z
, + ) est un groupe commutatif ou un groupe abélien, en hommage à
Abel, Mathématicien norvégien précurseur de la théorie
des Groupes.
Si un ensemble E est muni d'une Loi Interne * , (par exemple,
IR muni de l'addition, ou encore l'ensemble
des nombres complexes de module égal à 1 muni de la multiplication,
ou encore, l'ensemble des permutations ou bijections sur un ensemble muni de
la loi de composition des applications) telle que * ait les mêmes proprités
que + dans Z, excepté peut-être le fait que la Loi * est
commutative ( a * b = b * a) , on dit alors que (E , * ) est un groupe.
Si
de plus, cette loi est commutative, on dit alors que ce groupe est commutatif
ou abélien.
La deuxième opération usulle de Z est la
multiplication . qui est entièrement définie par rapport
à l'addition.
Les propriétés de la multiplcation sont:
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On résume alors l'ensemble des toutes ces propriétés en disant:
Parmi les sous-ensembles de Z, il en existe une catégorie
assez remarquable, ce sont ceux qui possédent les mêmes propriétés
que Z par rapport à l'addition et la multiplication.
Prenons
par exemple l'ensemble des nombres relatifs pairs, donc de la forme (2n)
où n est un entier dans Z quelconque. On note cet ensemble
2Z
L'ensemble 2Z muni de l'addition + est donc aussi un
groupe. Comme + l'addition est commutative sur les nombres pairs, on peut dire
que (2Z , + ) est aussi un groupe commutatif.
Comme 2Z est
inclu dans Z , on dit alors que (2Z , + ) est un sous-groupe de (Z
, +).
Si G est une partie de Z possédant les mêmes
propriétés que Z par rapport à l'addition, alors
comme tout élément a de G posséde son opposé
dans G, G a des éléments négatifs et des éléments
positifs.
Appelons A le plus petit de ses éléments positfs,
alors comme + est une loi interne dans G, les sommes A + A ,
A + A + A , A + A + A + A , A + A +....+ A sont
dans G ainsi que leurs opposés.
On voit donc que pour tout entier
relatif n, on a nA
G.
L'ensemble des multiples AZ de A est dans dans G.
Supposons
maintenant qu'un élément R de G ne soit pas multiple de
A. On peut supposer que R est positif sinon on prend (-R)
qui est aussi dans G.
Alors, comme l'ensemble des multiples de A est
infini, R peut être encadré entre deux multiples de A.
Il
existe donc un entier n positif tel que nA < R < (n
+ 1)A.
Mais comme R - nA appartient à G et que ce
nombre est strictement plus petit que A, on en déduit qu'il existe
un élément strictement positif dans G qui soit inférieur
à A.
Comme A doit être le plus petit élément
positif de G, il y a une contradiction avec l'existence de R.
Donc, G est exactement l'ensemble des multiples de A.
CONCLUSION
Propriété
1:
Si une partie G de Z est telle que (G , + ) est un groupe, donc un sous-groupe
de (Z , +)
alors il existe un entier a tel que G soit l'ensemble
des multiples de a.
Autrement dit, tout sous-groupe de (Z , + ) est
de la forme (aZ , + ).
Conséquences directes.
Si on considère
deux entiers a et b, les ensembles aZ et bZ
des multiples de a et de b sont des sous-groupes
de Z pour l'addition.
On vérifie sans problème que l'intersection
G de ces deux ensembles est aussi un sous-groupe de Z pour l'addition.
Donc
il existe un entier positif m tel que mZ = aZ
bZ.
Et
c'est le plus petit entier positif possédant cette propriété.
C'est le PPCM de a et b.
Si maintenant on considère l'ensemble G formé
des éléments g de la forme : g = A + B, où
A est un élément quelconque de aZ et
B un élément quelconque de bZ.
On note
alors G = aZ + bZ = { g
Z / il existe A
aZ et B
Z
tel que A + B = g }.
On vérifie sans problème
que G est un groupe pour l'addition, donc un sous-groupe de Z.
Il
existe donc un entier positif d tel que dZ = G. = aZ
+ bZ.
Comme a
dZ et b
dZ , on peut dire que a et b sont des multiples
de d ou que d est un diviseur de a et b. On peut
alors montrer que d est le plus grand diviseur commun à a
et b.
Cet élément est unique et est le PGCD de a
et b.
De là, on en déduit que si a et b
n'admettent aucun diviseur commun à part 1 et -1, (on dit qu'ils sont
premiers entre eux), alors d = 1. Donc, il doit exister A
aZ et B
bZ
tel que A + B = 1.
Il existe donc deux entiers relatifs u et
v tels que au + bv = 1.
C'est le Théorème
de Bachet-Bezout.
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Petit Tableau de propriétés simples |
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Pour tout couple d'entiers relatifs (a,b),
on dit que Pour a non-nul, l'ensemble
des multiples de a est donc l'ensemble des entiers
relatifs de la forme a.c où c est un entier
relatif quelconque. 1. Si n et m appartiennent à aZ
alors (n+m) et (n.m) appartiennent à aZ. |