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On sait que pour a entier relatif, l'ensemble des multiples
de a est l'ensemble aZ = {...., -3a,
-2a , -a, 0 , a , 2a , 3a ,....} Cet
ensemble est stable pour l'addition et la multiplication, c'est
à dire que la somme et le produit d'éléments
de aZ sont des éléments de aZ De
plus, si n appartient à aZ et si m
est un entier relatif quelconque alors (nm) appartient à
aZ . |a| est le plus petit
élément non nul de aZ.
Diviseurs commun à a et
b: Dire que d est un
diviseur de a revient à dire qu'il existe k
dans Z tel que a =k.d. Ceci ne signifie rien
d'autre que a
dZ. Si a et b sont deux entiers relatifs,
les diviseurs communs à a et à b sont
donc les entiers d tels que a et b
dZ. Par la suite, on notera D(a
, b) l'ensemble des diviseurs commun à a
et b. Deux cas peuvent alors se présenter: 1
: les seuls diviseurs communs à a et b sont
1 et -1, ce qui signifie qu'il n'existe qu'un
seul sous-ensemble de Z de la forme dZ contenant
a et b, et ce sous ensemble
est Z lui-même. 2: a et b
possèdent un diviseur commun autre que -1 et 1. Dans le
premier cas, a et b sont
dits premiers entres eux. D'après
la décomposition en facteurs premiers, on peut alors dire:
Propriété 1: a et b sont
premiers entre eux si et seulement si pour tout p entier
premier, " si a est divisible par p alors b n'est
pas divisible par p" . Ou encore: a et b
n'ont aucun diviseur premier en commun. Par
exemple: a = 2*3*5*7
et b
= 121 = 11² n'ont aucun diviseur en commun donc ils sont premiers
entre eux.
Dans le cas général, l'ensemble des diviseurs communs
à a et b est un ensemble fini car tous les
diviseurs communs d sont tels que |d| inférieurs
à |a| et à |b|.
Cet ensemble
posséde donc un plus grand élément. On
appelle Plus Grand Commun Diviseur de a et b cet élémént: Notation:
PGCD(a , b ) On peut
remarquer que cette définition conduit à PGCD(a,0)
= a , pour tout a entier relatif. Remarquons aussi
que dire que a et b sont premiers entre eux se traduit
par : PGCD(a , b ) = 1.
Propriété 2: Les entiers k
et k ' tels que a = k.PGCD(a,b)
et b = k ' .PGCD(a,b) sont premiers entre eux. Cela
se voit si on utilise la défintion même du PGCD. Si
k et k' ont un diviseur en commun n > 0
, alors on a écrire qu'il existe K et K' tels que k
= nK et k ' = nK' donc tels que a
= n .K . PGCD(a,b) et b = n.K'.PGCD(a,b). Donc
nPGCD(a,b) est un diviseur > 0 de a et de
b. Comme, par défintion, PGCD(a,b) est
le plus grand des diviseurs > 0 , on a déduit que n
= 1 et que k et k ' n'admettent donc aucun diviseur
commun > 0 à part 1, ils sont donc bien premiers entre
eux.
Lien entre PGCD(a
,b) et Division Euclidienne Remarquons que
si deux couples d'entiers (a , b) et (c , d) ont même
ensemble de diviseurs communs alors ils aussi même PGCD. Autrement
dit: D( a , b ) = D( c , d )
PGCD(a,b) = PGCD(c,d). Or, si on effectue la division
euclidienne de b par a, on obtient : b = Q.a
+ R, où R est compris entre 0 et |a|-1. On
remarque alors que tout diviseur commun à a et
b doit aussi diviser R et que tout diviseur
commun à a et R doit aussi diviser b.
On
a donc D(a , b) = D( a , R ). Donc PGCD(a,b)
= PGCD(a,R).
D'où Propriété 3: Pour tout
couple d'entiers relatifs, on a : PGCD(a,b)
= PGCD(a,R) où R est
le reste de la division euclidienne de b par
a.
Cette propriété conduit à un algorithme
relativement simple de recherche du PGCD de deux entiers relatifs
a et b. C'est le principe des divisions euclidiennes
successives. Prenons un exemple: On
cherche le PGCD de 123 et 81. La division euclidienne de 123
par 81 donne : 123 = 1*81 + 42. Donc, le reste de cette division
est R
= 42 et on a : PGCD(123 , 81 ) = PGCD( 81 , 42 ). La
division euclidienne de 81 par 42 donne : 81 = 1*42 + 39. Donc,
le reste de cette division est 63 et on a: PGCD( 81 , 42 )
= PGCD( 42 , 39 ) Comme 42 = 1*39 + 3 , on a : PGCD(42
, 39 ) = 3. On a alors 39 = 13*3. Le reste est R
= 0, donc : PGCD(39 , 3) = PGCD(3 , 0 ) = 3. On
en déduit alors que PGCD(123 , 82 ) = 3. Par les
divisions euclidiennes successives, le dernier reste non nul
obtenu est le PGCD. Cet algorithme se présente
de la façon suivante:
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Donner a et b
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On fournit a
et b
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LABEL 0
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Utiliser LBL sur TI ou CASIO
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b - ent(b / a)*a
R
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La fonction ent est la partie entière
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Si R = 0 alors ALLER en 1
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C'est le test final
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a
b
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On échange les valeurs de a
et b pour
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R
a
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recommencer la division euclidienne
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ALLER en 0
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LABEL 1
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AFFICHER a
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La dernière valeur que l'algorithme donne
à a est le PGCD des valeurs fournies
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CONSEQUENCES Propriété
4: Il existe deux entiers
relatifs U et V tels que PGCD(a,b) =
Ua + Vb. Cela se voit en utilisant la recherche du
PGCD par divisions euclidiennes successives. Comme PGCD(a,b)
= PGCD(a,R) où R est est le reste de la division
euclidienne de a par b, et que R = b - Q.a,
R est une combinaision linéaire
de a et b. Le reste de la division euclidienne
de a par R est lui-même une combinaision linéaire de
a et de R, donc de a et de b. etc
...... Jusqu'à ce que l'on obtient le dernier reste
non nul qui est le PGCD de a et de b. Par
exemple: Pour a
= 20 et b
= 8. 20 = 2*8 + 4 et 8 = 2*4 . PGCD(20,8)
= 4. Comme 20 = 2*8 + 4 on a 4
= 20 - 2*8 .
Pour a
= 100 et b
= 36. On a : 100 = 2*36 + 28 donc 28 =
100 - 2*36 = a
- 2b On
a : 36 = 28 + 8 donc
8 = 36 - 28 = b
- (a - 2b)
= 3b
- a On
a : 28 = 3*8 + 4 donc
4 = 28 - 3*8 = (a - 2b)
- 3(3b
- a)
= 4a
- 11b On
a : 8 = 2*4 donc,
le dernier reste non nul est 4. Le PGCD de 100 et 36 est alors
4. On a de plus la relation : PGCD(a,b)
= Ua + Vb
avec U
= 4 et V
= -11.
Un Autre Algorithme de Recherche du PGCD Une
façon de trouver le PGCD de a et b, repose
sur le résultat suivant qui est assez évident si on
revient à la définition du PCDG.
PGCD( a , b) = PGCD( b , | b - a|
).
Si on définit alors la suite (U) par
les relations:
- U 0 = a et U
1 = b
- Pour tout n entier naturel , U n+2
= |U n+1 - U n
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alors on peut démontrer qu'il existe un indice
no terme tel que U no = 0. Le
terme qui précéde U no est alors
le PGCD de a et b.
La mise en place cet algorithme est très
simple:
- Donner a et b
- LABEL 0
- |b - a|
c
- a
b
- c
a
- Si c > 0 alors ALLER en 0
- AFFICHER b
Biensur, cet algorithme, peut être assez long
à "tourner" si l'écart entre les valeurs
initiales a et b est grand.
Lien entre PGCD(a,b)
et Decomposition entre Facteurs Premiers Les entiers
naturels a et b admettent chacun une décomposition
en facteurs premiers sous la forme :

Le PGCD(a,b) admet alors pour décomposition
en facteur premiers:

Par exemple: Si
a
= 7350 et b
= 1645, la décomposition en facteurs premiers de ces deux
entiers est :
7350 = 2*3* 52
* 72
et 1645
= 5 * 7 * 47. Le PGCD de 7350 et 1645 est alors : PGCD(7350
, 1645 ) = 5 * 7 = 35
Comme conséquence directe de cette propriété,
on peut alors énoncer:
Propriété 5: Deux
entiers sont premiers entre eux si et seulement si pour tout nombre
premier p, p intervient
dans la décomposition de ces entiers avec un exposant non
nul dans au moins un des entiers, OU ENCORE si l'exposant
de p est non nul dans la décomposition
de l'un des entiers, alors l'exposant de p
est nul dans la décomposition de l'autre entier.
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