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W est un ensemble
non vide. P(W)
est l'ensemble des parties de W. Dans
le cadre suivant, W
est supposé fini Définition: On
appelle Probabilité sur W
toute application de P(W)
sur l'intervalle [0 ; 1] vérifiant les conditions suivantes: P(W)
= 1 Pour tout
A et tout B appartenant à P(W)
tels que A
B = F
, P(A U B) = P(A) + P(B).
L'ensemble
W est
alors dit muni de la probabilité P et on dit que (W
; P) est un espace probabilisé. W
est appelé l'Univers . Les éléments de W
sont appelés les éventualités. Les parties
de W ou
éléments de P(W)
sont appelés les événements. Un événement
élémentaire est un événement de cardinal
1 donc de la forme {a} où a
W. Pour un événement quelconque A, le complémentaire
de A dans W est appelé
"événement contraire de A". On note en
général
l'événement contraire de A.
Par exemple, Posons W
= {1 ; 2 ; 3}. On sait alors que W a exactement 8 sous-ensembles
(23 ). L'application P définit par : P(F)
= 0
; P({1}) = 0,1 ;
P({2}) = 0,7 ; P({3})
=0,2 P({1;2}) = 0,8
; P({1;3}) = 0,3 ;
P({2;3}) = 0,9 ;
P({1;2;3}) = 1 est une probabilité sur W
= {1;2;3}. On vérifie sans
problème que pour tous
A et B P(W)
tels que A
B = F, on
a bien P(A U B) = P(A) + P(B)
L'idée que l'on peut se faire d'un espace
probabilisé est une surface. Imaginons que l'on vise avec
une pointe une surface W. On
est assez adroit pour ce pas rater cette surface. On est donc certain
de toucher W. On
peut donc dire que la probabilité de toucher la surface est
1. Si on lance la point au hasard de telle sorte qu'elle
puise toucher la surface en n'importe quel point avec une même
"chance", la probabilité de toucher une partie
précise de W est
alors proportionnelle à l'aire de cette surface par rapport
à celle de W .
Si A est une partie de W ,
on dit alors que Probabilité
de toucher A =
Propriétés d'un espace probabilisé: Les
propriétés qui suivent résultent directement
de la définition de la Probabilité.
- La probabilité de l'ensemble
vide est 0. Effectivement, P( F
U W )
= P(F)
+ P(W)
= 1 et P(W)=1
- Pour tout événement
A de W, on
a: P(
) = 1 - P(A) car A U
= W , A
= F et P( W )
= 1.
- Si A
B alors P(A) < P(B) . Car B
= A U CBA
et A et CBA
sont d'intersection vide.
- P(A U B) = P(A) + P(B) - P(A
B) .
- Remarquons que si A = {a1 ; a2
; ...; ak} alors A est la réunion disjointe
des {ai}.
On a donc P(A)
= P({a1}) P({a2)} + ... + P({ak})
La probabilité d'un événement A est
la somme des probabilité des événements
élémentaires qui composent A.
- En particulier, si
W
= {e1 ; e2 ; ....; en}
alors P({e1}) + P({e2}) + ... + P({en})
= 1
La somme des probabilités
des événements élémentaires de W
est 1. On écrit aussi que : .
Cas de l'équiprobabilité: On
dit que W
est muni de la probabilité d'équiprobabilité
si tous les événement élémentaires ont
la même probabilité. D'après la relation
6: précédente, ceci conduit alors à : "Pour
tout e
W , P({e})
=
où n est le cardinal de W." D'après
la propriété 5: on obtient alors:  Dans
ce cas , si A et B sont événements quelconques:
On résume souvent l'équiprobabilité
par cette "formule" : 
Par exemple: Si
10 boules numérotées de 1 à 10 sont placées
dans une urne et que l'on choisit au hasard une boule, alors l'ensemble
des éventualités ou l'Univers est l'ensemble des choix
possibles d'une boule parmi les 10. Comme les boules sont numérotées,
on peut poser que W
= {1 ; 2 ; 3 ; ... ; 9 ; 10} Si les boules sont réellement
choisies de façons qu'aucune boule n'a plus de chance qu'une
autre d'être choisie, on peut dire qu'il y a Equiprobabilité
des choix d'une boule. Choisir ne des trois boules numérotées
1 ou 2 ou 3 correspond alors à l'événement
A = {1 ; 2 ; 3} On a donc : 
Si on tire maintenant 2
boules de l'urne avec remise, c'est à dire, on tire une première
boule, on la replace dans l'urne, puis on tire une seconde boule,
éventuellement la même que la première, alors
l'Univers est : W
= {1 ; 2 ; 3 ... ; 10}x{1
; 2 ; 3 ; .... ;10}. L'événement "choisir
d'abord une boules portant un numéro 1 ou 2 ou 3 , puis une
boule portant un numéro pair" correspond à
A = {1 ; 2 ; 3 }x{2
; 4 ; 6 ; 8 ; 10} Si on fait l'hypothèse que tous les
choix de 2 boules sont équiprobables, comme Card(W)
= 10² = 100 et que Card(A) = 3x5
= 15 , on obtient que P(A) = 0,15 .
Il faut faire attention au fait que l'équiprobabilité
n'est qu'un cas particilier de probabilité. Dans le cas
général, s'il n'y a pas équiprobabilité,
la connaissance du cardinal de W
ne sert pas à grand-chose. De plus, il ne faut pas confondre
l'univers, ensemble des éventualités d'un problème,
avec le cardinal de l'univers, qui est le nombre d'éventualités.
Evénements
Incompatibles: A et B sont dits incompatibles si leur intersection est l'ensemble
vide. A
B = {} En particulier, si A et B sont incompatibles alors P(A
B) = 0 mais la réciproque est fausse dans le cas général. Par exemple, Si on choisit un entier positif au hasard, de
telle sorte que la probabilité de choix est uniformément
répartie sur l'ensemble des entiers, et si A et B sont les
événements suivants: A : " l'entier est pair
" B : " l'entier est impair ou un nombre premier", Alors
l'intersection de A et B est {2}. Pourtant, la probabilité
de choisir un entier fixé parmi tous les entiers positifs
est nulle. A et B ne sont pas incompatibles mais P(A
B) = 0
Il ne faut confondre "Incompatibles"
avec "Indépendants". "Incompatibles" signifie
que deux événements ne peuvent pas se réaliser
ensembles. "Indépendants" signifie que la probabilité
de réalisation de l'un des événements n'est
pas changé si l'autre événement est réalisé.
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