Correction de l'EXERCICE 3 du CONCOURS GENERAL 1998  Retour Concours Général 1998

La fonction f est clairement croissante. Posons E comme étant ensemble des valeurs que prend cette fonction. Un entier m n'appartient pas à E si et seulement si il existe n dans IN tel que f(n) < m < f(n+1), un tel entier étant nécessairement unique.

Considérons alors, pour m n'appartenant pas à E, cet entier n tel que f(n) < m < f(n+1) et posons p = m - n.
De la définition de f, on obtient:     (relation 1)

Si n <  pk - p alors  
En utisant alors la relation (1), on peut voir que   pk-p < n+1 .

De plus, remarquons que pour tout x supérieur à 1, on a  x-1 < xk -xk -1
Pour le vérifier, il suffit d'étudier la fonction g(x) = xk-xk-1-x+1
Donc, si ,
p k - p + 1  < n alors .
De la remarque précedente, on en déduit que: (
p - 1)k + p -1 < pk donc que
(p-1)k < pk - p + 1  .
D'où .
Comme dans la relation (1) , on a  : , on en déduit que n < pk - p + 1
De là, on peut dire que la relation (1) n'est vérifiée que si n = pk - p . .

Reprenons alors m n'appartenant pas à l'ensemble des valeurs que peut prendre f.
On a alors : m = p+n = pk . .
Conclusion:
m appartient à l'ensemble des valeurs que prend la fonction f si et seulement si m n'est pas une puissance k -ième d'un entier.